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Droits des Enfants

Situation des Droits de l’enfant au Cameroun

Bien que le Cameroun ait fait des efforts pour protéger le bien être et les droits des enfants en ratifiant par exemple la Convention des Droits de l’Enfant en 1993, on note encore beaucoup de cas d’abus et d’injustices sur les enfants. Les cas les plus courants se rapportent au travail des enfants, au trafic des enfants et au manque d’acte de naissance. Ces violations affectent l’enfant sous plusieurs aspects: ses possibilités d’aller et d’exceller à l’école, sa santé et son estime de soi.

La loi protège généralement les enfants contre l’exploitation au lieu de travail et prévoit des sanctions allant des amendes à l’emprisonnement en cas d’infraction, mais le travail des enfants est resté un problème. La loi fixe un âge minimum de 14 ans pour l’employabilité des enfants, ce qui est incompatible avec l’âge pour terminer son cursus scolaire. Les enfants sont utilisés surtout dans les zones urbaines et dans le secteur informel comme la vente dans la rue, le travail agricole, et les services domestiques. Les parents considèrent le travail des enfants à la fois comme une tradition et un rite de passage. Les parents ont souvent recours à la jeunesse, en particulier les filles, comme domestiques, et ces emplois laissent rarement le temps pour ces enfants d’aller à l’école. Dans les zones rurales, nombre d’enfants commencent à travailler à un âge précoce dans les exploitations familiales.

La loi au Cameroun considère le trafic des enfants comme un crime. Cependant, une étude réalisée en 2000 par l’Organisation Internationale du Travail, à Yaoundé, Douala et Bamenda, a indiqué que 84% des enfants qui travaillent dans ces trois villes est le résultat du trafic des enfants. Dans quatre cas sur 10, l’enfant vient d’un pays étranger pour travailler. Les femmes et les enfants ont toujours été grandement exposés au risque de trafic et le plus souvent à des fins d’exploitation sexuelle et travail forcé. Sur le plan intérieur, les filles sont généralement prises des Régions de l’Adamaoua, Nord, Extrême Nord, Nord-Ouest pour travailler comme domestiques, vendeuses de rue, ou prostituées à Douala et à Yaoundé.

Au Cameroun, bien que tout le monde ait droit à un acte de naissance, de nombreux enfants n’en possèdent pas, ce qui entrave leur capacité à terminer leurs études puisque les actes de naissance sont nécessaires pour l’inscription aux examens dans les écoles primaires et secondaires. Contribution effective et pédagogique en la matière Avec un chiffre de plus de 785.000 enfants dans la région nord-ouest, nombre de beneficiaires d’IDF sont les enfants. IDF a été active dans la lutte pour les droits des enfants pendant plus d’une décennie. IDF a effectué des recherches et écris des rapports sur ces questions afin de sensibiliser et d’élaborer des projets qui auront des impacts importants. Après avoir effectué des recherches sur les causes et les conséquences sur des enfants n’ayant pas d’actes de naissance dans la région, IDF a développé un projet qui a contribué à obtenir 750 actes de naissance tardifs pour des enfants de l’école primaire et 45 pour des adolescentes mères célibataires. IDF est également active dans la lutte contre le trafic et le travail des enfants.

Projets d’IDF en matière des Droits de l’Enfant

IDF a  été louée par beaucoup y compris des chefs traditionnels pour avoir aidé des enfants de la Région du Nord Ouest à obtenir des actes de naissance.  Le secrétaire général du conseil traditionnel de Bamunkumbit, représentant du Fon a dit:

« Nous n’avons pas de Centre d’Etat Civil à Bamunkumbit, c’est pourquoi beaucoup d’enfants n’ont pas d’actes de naissances. C’était une bonne initiative. Ce programme a beaucoup apporté aux enfants surtout aux orphelins. »

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